accompagné par une sage-femme
Nous avons déjà plus de 3000 signataires
Signez encore, on ne va pas en rester là !
Certains passages réflètent le ton ironique et l'auto dérision des femmes féministes
des années 70. Nous avons volontairement repris leurs arguments et la plupart de leurs mots (en italique) pour souligner
le fait que la
condition féminine n'a pas évolué tant que ça en plus de 35 ans, particulièrement quand on parle de
grossesse et d'accouchement.
De fortes réactions féministes ne sont pas parvenues à combattre les peurs instillées par
ceux qui vantent les mérites de l'obstétrique high-tech. Nous proposons donc que le féminisme du 21e siècle
soit porteur du message suivant : En tant que femmes, nous avons le droit de décider de ce qui
va advenir
de notre corps et de nos bébés. Ce droit fondamental a été ignoré par les médecins ; ils se le sont approprié
pour décider à notre place. Les choses doivent changer. Il est temps de se réapproprier nos corps et nos bébés !
Hier, les femmes disaient : "Un bébé quand je veux et si je veux !"
Aujourd'hui nous disons : "Un bébé comme je veux et où je veux !"
Selina Kyle
Chaque année en France, des femmes accouchent sans assistance médicale,
faute de trouver une sage-femme qui puisse / veuille les accompagner dans cette démarche.
Elles le font dans des conditions dangereuses en raison de la clandestinité à laquelle elles sont
condamnées, alors que cet acte pourrait être réalisé sous la surveillance médicale d'une sage-femme.
On fait le silence sur ces femmes. Je déclare que je suis l'une d'elles.
Je déclare
avoir accouché sans assistance médicale ou
envisager de le faire.
De même que nous réclamons pour toute femme le libre accès aux maternités hospitalières,
nous réclamons le droit d'accoucher à domicile accompagnées par une sage-femme.
Accouchement
C'est une affaire de bonnes femmes, quelque chose comme la cuisine, les langes, quelque chose de sale.
Lutter pour obtenir le droit à l'accouchement à domicile accompagné par une sage-femme et
remboursé
par la sécurité sociale, cela a l'air dérisoire ou mesquin.
Toujours cette odeur d'hôpital ou de nourriture, ou de caca derrière les femmes.
La complexité des émotions liées à la lutte pour l'accouchement à domicile
indique avec précision
notre difficulté d'être, le mal que nous avons à nous persuader que cela vaut le coup de se battre pour nous.
Il va de soi que nous n'avons pas comme les autres êtres humains le droit de disposer de notre corps.
Pourtant notre ventre nous appartient ! Il est de nécessité vitale que les femmes récupèrent et
réintègrent leur corps.
Elles sont celles de qui la condition est unique dans l'histoire : les êtres humains qui, dans les sociétés
modernes, n'ont pas la libre
disposition de leur corps. Jusqu'à présent, seuls les esclaves ont connu cette condition.
Le scandale persiste. On voudrait crier.
Réclamer le droit d'accoucher chez soi accompagnée d'une sage-femme,
c'est un combat enthousiasmant
dans la mesure où si je le gagne, on reconnaît que je m'appartiens en propre et non plus à l'Etat,
à une famille,
à un système médical qui nie mon droit à choisir où et comment je dois donner naissance à mon enfant.
Cela implique un changement radical des structures mentales des femmes et un changement non moins radical
des structures de la société.
- J'accoucherai où et comme j'en ai envie. Nulle pression morale, nulle institution, nul impératif économique
ne peut me contraindre à accoucher en milieu hospitalier. Cela est mon pouvoir politique. Comme tout
producteur, je peux, en attendant mieux, faire pression sur la société à travers ma production (grève d’enfants).
- Je ferai naître mon enfant dans un lieu qui est convenable pour moi. Je réclame que la sécurité
de cet acte soit assurée par la présence d'une sage-femme à mes côtés. Il est discriminatoire et
potentiellement meurtrier de refuser d'assurer un accompagnement médical à une femme sous prétexte
qu'elle fait le choix d'accoucher à son domicile.
- En faisant le choix d'accoucher à domicile, j'agis en tant qu'être humain responsable de ses actes.
Je ne suis ni fragile, ni vulnérable, ni influençable. Je suis maître de mes décisions.
Non à la liberté surveillée
La bataille qui s'est engagée autour de l'accouchement à domicile
se passe au-dessus de la
tête des principales intéressées, les femmes.
La décision du lieu de naissance
ne leur appartient pas plus qu'avant.
Tout est envisagé : projets de Maisons de Naissance hospitalières, pôles physiologiques, accès
des sages-femmes libérales à un plateau technique...
Le principe reste qu'il est légitime aujourd'hui de vouloir forcer les femmes à accoucher en milieu hospitalier.
Nous lutterons jusqu'au bout parce que nous ne voulons rien de plus que notre dû : la libre disposition
de notre corps et la protection médicale accordée à toute femme qui enfante dans notre pays.
Pour signer le manifeste, merci de remplir les champs suivants et de cliquer sur
Envoyer.
Un mail de confirmation vous sera envoyé prochainement.
N'oubliez pas de remplir le champ de l'adresse
électronique ; elle ne figurera pas sur la liste mais nous permettra d'être sûr de ne pas avoir affaire à un robot.
Voir la liste des signataires
La signature du manifeste est ouverte aux Françaises ainsi qu'à toutes les femmes qui résident
sur notre territoire.
Si vous n'êtes pas dans cette situation, si vous êtes un homme ou si vous ne souhaitez pas signer le manifeste
mais voulez néanmoins nous soutenir, ne complétez pas le formulaire mais
envoyez-moi un message à l'adresse suivante : webmistress
arobase dechainees.com
Indiquez votre nom, prénom, âge, profession, ville.
Une rumeur infondée circule en ce moment sur Internet, assortie d'un encouragement à signer
notre manifeste.
Il est faux de prétendre que l'accouchement à domicile, qu'il soit médicalement
assisté ou pas, est en passe de devenir illégal en France.
Nous doutons fort qu'une loi puisse un jour venir sanctionner de cette manière une femme qui fait le
choix de donner naissance à son bébé chez elle.
Les Déchaînées nient publiquement avoir une quelconque responsabilité dans la diffusion de
cette rumeur et se font une obligation de démentir ces propos lorsqu'ils ont rapportés par un internaute.
Hay un rumor en que se dicen que el parto en casa en Francia
sera ilegal. Esto es inexacto.
La verdad es que las comadronas no
pueden asegurarse (imposible o demasiado caro) por el ejercicio
en casa. Eso es ilegal : una comadrona debe ser asegurada.Pues,
la mujer esta en un situation legal, pero la comadrona esta en
un situation ilegal.
Al final el resultado es lo mismo. Cada vez más
comadronas abandonan, y el parto en casa se vuelve imposible.
A hoax is being spread over the Internet along with an incitation to sign our manifesto.
It is wrong to announce that homebirth (with or without assistance) is on the verge of becoming illicit in France.
We doubt that the Law would ever punish a woman who opted for giving birth in her home.
Dechainees publicly declare that they have no responsibility in the circulation of this hoax and
feel obliged to refute this statement whenever it is reported by Internet users.
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Dernière modification :
03/01/2010 22:40:10
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